Tout est en constante évolution, nous sommes toujours à la recherche de quelque chose, mais nous ne savons pas quoi. Nous sommes à la recherche de notre réussite personnelle, de notre succès, de notre richesse, de notre bon travail, d’un foyer accueillant, d’un grand amour…. alors un jour nous l’aurons… et pourtant nous sommes toujours insatisfaits ! Nous continuons à nous sentir vides, à regretter que je ne sais pas quoi… parce que souvent, pris de la matérialité du monde, influencés par les mass media qui, sans nous en rendre compte, nous enlèvent la faculté de penser, nous finissons par négliger ce qu’est notre esprit et quels sont ses besoins.

Aujourd’hui, nous devons penser aux apparences, car à la télévision, on ne nous présente que des stéréotypes de modèles très minces avec un sein qui défie la force de gravité et des modèles palestiniens avec l’abdomen sculpté pour résister aux bombes. Et notre esprit, notre âme, étouffait à l’intérieur, frappant désespérément pour se faire entendre : « Toc, toc ! Il n’y a personne, tu m’entends ? A l’aide ! Je suis malade ! » Même l’âme a besoin d’évoluer et c’est précisément la grande question que l’homme se pose depuis des années sans jamais trouver de réponse… Quel est le vrai sens de la vie ?

Je suis né dans une famille catholique pratiquante, ce qui m’a initié à la religion et pendant des années j’ai fréquenté activement l’Église, me posant des questions auxquelles je ne trouvais pas de réponse et auxquelles même mes « éducateurs » ne savaient pas donner de réponses. Et cela m’a fait lentement tomber dans une profonde crise existentielle dans laquelle je me rebellais à la fois avec Dieu et avec le monde entier. De plus, à cette époque, j’étais au milieu de mon adolescence, donc je sentais que tout était amplifié à la nième puissance et même la moindre bêtise me faisait mal comme un coup de couteau dans le cœur. En même temps, mes capacités précognitives se manifestaient d’une manière plutôt intrusive et je me sentais divisée en deux, tirée en deux extrêmes opposés qui me déchiraient.

D’une part, j’étais piégé par la volonté de ma propre volonté (qui ne sont pas très faciles) dans une religion qui m’était proche et qui n’était pas capable de me donner des réponses, mais c’était la seule que je connaissais et qu’à l’époque j’avais la possibilité de pratiquer, car j’étais encore dépendant de moi-même ; d’autre part, j’ai senti, vu et perçu ce que l’Eglise et le Catholicisme lui-même interdisent d’aborder. Et je ne comprenais pas pourquoi ce Dieu que l’Eglise m’a présenté comme « amour pur » me condamnait à une telle situation, où même parler à quelqu’un était impensable !

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